{"id":370,"date":"2014-09-16T19:49:27","date_gmt":"2014-09-16T18:49:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/?page_id=370"},"modified":"2017-02-15T13:50:41","modified_gmt":"2017-02-15T12:50:41","slug":"gaston-leroux-1868-1927-le-parfum-de-la-dame-en-noir","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/litterature\/gaston-leroux-1868-1927-le-parfum-de-la-dame-en-noir\/","title":{"rendered":"Gaston Leroux (1868-1927) : Le parfum de la dame en noir"},"content":{"rendered":"<div style=\"width: 910px; border: 3px solid #BFF0C3; padding: 50px 25px 50px 25px;\">Le parfum de la dame en noir <em>est la suite du<\/em> Myst\u00e8re de la chambre jaune<em>.<br \/>\nJoseph Rouletabille est hant\u00e9 par une femme qui venait le visiter, enfant, au pensionnat et dont il conserve le souvenir obs\u00e9dant du parfum. Gr\u00e2ce \u00e0 Rouletabille, l&rsquo;astucieux reporter qui sut \u00e9lucider le terrible <\/em>Myst\u00e8re de la Chambre Jaune<em>, Mathilde Stangerson devrait enfin conna\u00eetre le bonheur aupr\u00e8s de l&rsquo;homme qu&rsquo;elle aime, Robert Darzac. Mais celui que l&rsquo;on croyait mort, Larsan, le grand criminel et premier \u00e9poux de Mathilde, resurgit.<br \/>\nLes jeunes \u00e9poux interrompent leur voyage de noces pour se r\u00e9fugier au ch\u00e2teau des Rochers rouges (appel\u00e9 Fort d&rsquo;Hercule), en compagnie du Professeur Stangerson et de leurs amis les Rance.<br \/>\nRouletabille, toujours aid\u00e9 de son fid\u00e8le Sainclair, va mener l&rsquo;enqu\u00eate pour d\u00e9couvrir comment Larsan est parvenu \u00e0 s&rsquo;introduire dans le ch\u00e2teau fort.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[\u2026] Mais \u00e9coutons Arthur Rance qui vient de nous rejoindre tous trois, dans notre compartiment. Arthur Rance, naturellement, ne sait rien de l&rsquo;histoire de Bourg, rien de la r\u00e9apparition de Larsan dans le train, et il vient nous apprendre une terrifiante nouvelle. Tout de m\u00eame, si nous avons gard\u00e9, quelque espoir d&rsquo;avoir perdu Larsan sur la ligne de Culoz, il va falloir y renoncer. Arthur Rance, lui aussi, vient de se trouver en face de Larsan ! Et il est venu nous avertir, avant notre arriv\u00e9e l\u00e0-bas, pour que nous puissions nous concerter sur la conduite \u00e0 tenir.<br \/>\n\u00ab\u00a0Nous venions de vous conduire \u00e0 la gare, rapporte Rance \u00e0 Darzac. Le train parti, votre femme, M. Stangerson et moi \u00e9tions descendus, en nous promenant, jusqu&rsquo;\u00e0 la jet\u00e9e-promenade de Menton. M. Stangerson donnait le bras \u00e0 Mme Darzac. Il lui parlait. Moi, je me trouvais \u00e0 la droite de M. Stangerson qui, par cons\u00e9quent, se tenait au milieu de nous. Tout \u00e0 coup, comme nous nous arr\u00eations, \u00e0 la sortie du jardin public, pour laisser passer un tramway, je me heurtai \u00e0 un individu qui me dit: \u00abPardon, monsieur! \u00bb et je tressaillis aussit\u00f4t, car j&rsquo;avais entendu cette voix-l\u00e0; je levai la t\u00eate: C\u2019\u00e9tait Larsan! C&rsquo;\u00e9tait la voix de la cour d&rsquo;assises ! Il nous fixait tous les trois avec ses yeux calmes. Je ne sais point comment je pus retenir l&rsquo;exclamation pr\u00eate \u00e0 jaillir de mes l\u00e8vres! Le nom du mis\u00e9rable! Comment je ne m&rsquo;\u00e9criai point: \u00abLarsan!&#8230;\u00bb J&rsquo;entra\u00eenai rapidement M. Stangerson et sa fille qui, eux, n&rsquo;avaient rien vu; je leur fis faire le tour du kiosque de la musique, et les conduisis \u00e0 une station de voitures. Sur le trottoir, debout, devant la station, je retrouvai Larsan. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas comment M. Stangerson et sa fille ne l&rsquo;ont pas vu!&#8230;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/coppermine\/displayimage.php?album=4&amp;pos=19\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-374 size-full\" src=\"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/Menton-01-e1416144433453.jpg\" alt=\"Menton 01\" width=\"625\" height=\"382\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/coppermine\/displayimage.php?album=4&amp;pos=19\" target=\"_blank\"><em>L&rsquo;ancien kiosque de Menton<\/em><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Vous en \u00eates s\u00fbr? interrogea anxieusement Robert Darzac.<br \/>\n&#8211; Absolument s\u00fbr! &#8230; Je feignis un l\u00e9ger malaise; nous mont\u00e2mes en voiture et je dis au cocher de pousser son cheval. L&rsquo;homme \u00e9tait toujours debout sur le trottoir nous fixant de son regard glac\u00e9, quand nous nous m\u00eemes en route.<br \/>\n&#8211; Et vous \u00eates s\u00fbr que ma femme ne l&rsquo;a pas vu? redemanda Darzac, de plus en plus agit\u00e9.<br \/>\n&#8211; Oh! certain, vous dis-je&#8230;<br \/>\n&#8211; Mon Dieu ! interrompit Rouletabille, si vous pensez, Monsieur Darzac, que vous puissiez abuser longtemps votre femme sur la r\u00e9alit\u00e9 de la r\u00e9apparition de Larsan, vous vous faites de bien grandes illusions.<br \/>\n&#8211; Cependant, r\u00e9pliqua Darzac, d\u00e8s la fin de notre voyage, l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une hallucination avait fait de grands progr\u00e8s dans son esprit et en arrivant \u00e0 Garavan, elle me paraissait presque calme.<br \/>\n&#8211; En arrivant \u00e0 Garavan? fit Rouletabille, voil\u00e0, mon cher Monsieur Darzac, la d\u00e9p\u00eache que votre femme m&rsquo;envoyait.\u00bb<br \/>\nEt le reporter lui tendit le t\u00e9l\u00e9gramme o\u00f9 il n&rsquo;y avait que ces deux mots: \u00abAu secours! \u00bb<br \/>\nSur quoi, ce pauvre M. Darzac parut encore plus effondr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Elle va redevenir folle! \u00bb dit-il, en secouant lamentablement la t\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est ce que nous redoutions tous, et, chose singuli\u00e8re, quand nous arriv\u00e2mes enfin en gare de Menton-Garavan, et que nous y trouv\u00e2mes M. Stangerson et Mme Darzac, qui \u00e9taient sortis malgr\u00e9 la promesse formelle que le professeur avait faite \u00e0 Arthur Rance, de rester avec sa fille aux Rochers Rouges jusqu&rsquo;\u00e0 son retour, pour des raisons qu&rsquo;il devait lui dire plus tard et qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas encore eu le temps d&rsquo;inventer, c&rsquo;est avec une phrase qui n&rsquo;\u00e9tait que l&rsquo;\u00e9cho de notre terreur que Mme Darzac accueillit Joseph Rouletabille. Aussit\u00f4t qu&rsquo;elle eut aper\u00e7u le jeune homme, elle courut \u00e0 lui, et nous e\u00fbmes cette impression qu&rsquo;elle se contraignait pour ne point, devant nous tous, le serrer dans ses bras. Je vis qu&rsquo;elle s&rsquo;accrochait \u00e0 lui comme un naufrag\u00e9 s&rsquo;agrippe \u00e0 la main qui peut seule le sauver de l&rsquo;ab\u00eeme. Et je l&rsquo;entendis qui murmurait: \u00abJe sens que je redeviens folle !\u00bb Quant \u00e0 Rouletabille, je l&rsquo;avais vu quelquefois aussi p\u00e2le, mais jamais d&rsquo;apparence aussi froide.<br \/>\nSur quoi, ce pauvre M. Darzac parut encore plus effondr\u00e9. [\u2026]<\/p>\n<h4>LEROUX, Gaston, <em>Le parfum de la dame en noir<\/em>, Paris, Livre de Poche, 1960, 448 p. (ISBN : 2 \u2013 253 \u201300918 \u2013 0)<\/h4>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le parfum de la dame en noir est la suite du Myst\u00e8re de la chambre jaune. Joseph Rouletabille est hant\u00e9 par une femme qui venait le visiter, enfant, au pensionnat et dont il conserve le souvenir obs\u00e9dant du parfum. Gr\u00e2ce \u00e0 Rouletabille, l&rsquo;astucieux reporter qui sut \u00e9lucider le terrible Myst\u00e8re de la Chambre Jaune, Mathilde [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":70,"menu_order":18,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-templates\/full-width.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-370","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=370"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/370\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3030,"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/370\/revisions\/3030"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/70"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.kiosquesdumonde.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}